Aller au contenu principal

LYCEE DE L'HORTICULTURE ET DU PAYSAGE

Actualités

Stage "Santé et développement durable" en 1ère Bac Pro Travaux Paysagers

Dans le cadre du stage collectif "Santé et développement durable", la classe de 1ère Bac Pro Travaux Paysagers a travaillé sur la notion de biodiversité.

A partir d'un cas concret, la production de pommes, l'objectif était d'appréhender les problèmes de santé liés aux traitements phyto et connaître les moyens pour une production plus respectueuse de l'environnement.

La semaine s'est déroulée entre enseignement pratique et théorique, visite chez un pomiculteur bio voisin du lycée et la réalisation d'abris à auxiliaires pour le verger bio du lycée.

Six courts articles vous donnent un aperçu de leurs apprentissages.

 


 



Produits phytosanitaires et santé humaine

Les produits phytosanitaires, les fongicides et insecticides par exemple, servent à éliminer les maladies et les parasites sur les cultures. Ils ont permis avec les engrais, d'accroître les productions, mais leur utilisation généralisée pose aujourd'hui des problèmes environnementaux (pollution des terres et des eaux) ainsi que des problèmes sur la santé des humains, les agriculteurs en particulier.

Des risques multiples pour l'homme

Des chercheurs ont pu démontrer que les produits phytosanitaires pouvaient provoquer des maladies comme des cancers qui touchent le cerveau et la vessie, des dérèglements du système hormonal entraînant la stérilité. Les enfants sont particulièrement vulnérables avec des leucémies, tumeurs de Wilm. Les premiers touchés sont les agriculteurs utilisateurs des produits et les personnes vivant dans un environnement où on les utilise.

Un environnement empoisonné

Les produits ne touchent pas que l'homme mais aussi l'environnement. Ainsi, 96% des eaux superficielles en contiennent et 61% des eaux souterraines sont atteintes. Les brouillards sont également touchés à des teneurs encore supérieures à celles des eaux de pluie. Lors de la pulvérisation d'un champ il faut savoir que c'est de 25% à 75% du produit qui s'échappe dans l'atmosphère... Et pour terminer cette sombre liste il faut rappeler que les produits phytosanitaires sont présents dans plus de 50% des fruits et légumes que nous consommons.

Rédacteurs : Anne, Sarah, Evan

Sources : Que choisir enquête sur les pesticides et site du MDRGF

 



L'agriculture montrée du doigt

FNE dans le collimateur

France Nature Environnement, qui regroupe 3000 associations environnementalistes en France frappe fort ces jours-ci !

 

A moins d'une semaine de l'ouverture du Salon de l'agriculture sa campagne publicitaire s'invite dans l'actualité nationale. FNE a voulu, par cette campagne agressive alerter les français sur les dégâts de l'agriculture intensive.

 

 

 

Un bambin qui joue sur une plage remplie d'algues vertes surmonté du slogan "bonnes vacances", une tête de mort dessinée par des abeilles au slogan "Fin du buzzzzzz"; des côtelettes de porc portant la mention "gros menteurs"; la campagne coup de poing de FNE ne laisse pas indifférent.

 

Les affiches qui devaient trouver place dans les couloirs du métro ont été pour partie censurées par la RATP. Le Conseil Régional de Bretagne a porté plainte pour atteinte à son image.

 

Les remarques sont nombreuses et de tous bords: "Campagne particulièrement déplacée", "scandaleuse campagne", ou "campagne de vérité" "ils ont le droit de s'exprimer"... A chacun son point de vue !

 

Rédacteurs : Alex, Jérémie, Gaëtan

Sources : site de FNE et Terra Economica

 



Les "prédateurs" fruitiers sont de retour


Les insectes ravageurs sont de deux types : le puceron lanigère et le puceron cendré. Petit tour d'horizon de leur mode de vie.


Home sweet home

Les pucerons cendrés et lanigères habitent dans les branches des arbres. Ils apprécient particulièrement les milieux chauds et humides, peu ventés et à l'ombre. Ils aiment évoluer dans les endroits les plus "confinés" de l'arbre.


Le royaume du féminin

Adepte de la parthénogénèse, le puceron au sexe unique femelle pond ses oeufs sans qu'il y ait eu fécondation, une fois l'an, quand le mercure monte, au printemps. Cela donne naissance à des femelles elles-même parthonogénétiques.


D'intenses ravageurs

Le puceron insecte piqueur suceur se nourrit de la sève de l'arbre en sécrétant du miellat qui fait le bonheur des fourmis. Les symptômes au niveau de l'arbre ne peuvent tromper : les rameaux se courbent, les feuilles s'enroulent et l'on distingue à l'oeil nu les expansions laineuses du puceron. Enfin, le miellat favorise le développement de la fumagine, mais cela est un autre chapitre...


Rédacteur : Aymeric

 



Les auxiliaires : besoin ou solution ?


En production biologique, la lutte contre parasites et nuisibles est plus difficile car les moyens à la disposition des agriculteurs sont fortement réduits. Peu de produits phytosanitaires sont bio, les cultivateurs ont donc recours à d'autres moyens, comme par exemple l'utilisation d'auxiliaires qui servent non seulement à la pollinisation mais aussi à la destruction des nuisibles. Ces différents aides du jardin et des cultures sont présents tout au long de l'année et chacun a une fonction différente. Nous vous invitons à en découvrir quelques uns.

L'abeille

Elle pollinise les vergers et les cultures favorisant la formation de fruits par la fécondation des fleurs qu'elle butine pour en prélever le nectar. Cette espèce utile est pourtant en danger et ce pour plusieurs raisons. Elle est très sensible aux produits phytosanitaires. Les insecticides déversés sur les plantes et arbres provoquent des hécatombes, comme les pesticides tel que le Gaucho. L'enrobage des graines libérant progressivement les produits toxiques censés protéger les plantes ont également raison des abeilles.

Par ailleurs, l'abeille est contaminée par un parasite, le varroa qui provoque sa perte.


La coccinelle

Larves et adultes sont grands consommateurs de pucerons. Ils sont très utiles dans le verger au printemps. Il est possible de favoriser leur présence en créant une haie d'arbres aux essences diverses qui l'abriteront durant cette période. On renforcera cette action par la mise en place d'abris pour insectes.


Le bourdon

Il a les mêmes fonctions que l'abeille. Moins frileux, il est capable de polliniser à des températures plus fraîches. Il a peu de prédateurs naturels si ce n'est la larve de volucelle. Pour attirer le bourdon, on laissera des tas d'herbe sèches dans un coin du jardin, afin qu'il puisse s'abriter lors d'intempéries.


Rédacteurs : Johan, Pierre, Jacques.

 



Les refuges à insectes : l'avenir des pommiers !

Pour favoriser la lutte biologique dans votre verger, voici quelques exemples de refuges à auxiliaires faciles à mettre en place.

L'abri à partir de tiges creuses

Cet abri est construit à l'aide de tiges creuses sous la forme de fagot. Il sert à attirer les abeilles et les guêpes solitaires. Pour le construire, rien de plus simple. Il vous faudra des tiges creuses (de sureau, paille ou berce) et un bout de ficelle pour attacher le fagot !

La bûche de bois percée

Cet abri est construit à l'aide d'une bûche de chêne posée sur un piquet d'un mètre de hauteur. Il accueille les abeilles et les guêpes solitaires.

Des trous de 5 à 10 cm de profondeur seront faits à la perceuse à travers la bûche qui sera installée sur son piquet à l'entrée du verger.


Rédacteurs: Arthur et Aurélien.

 



La fin des phyto, vive le bio !


Nous avons rencontré M. Genier, pomiculteur bio à Voutezac il y a quelques jours. L'exploitation qu'il tient de son père, est située sur les hauteurs, orientée plein sud, et fait 30 hectares presque totalement reconvertis en bio dès 1992.

Pommes (Ste Germaine, Chanteclerc, Florina, Gold Rush), et pêches, kiwis, kiwaï, cassis, myrtilles, noix et marrons sont ses principales productions.

Avec les pommes et le kiwi il élabore sur place des jus frais qu'il commercialise en direct chez lui ou sur le marché de Brive.

Ses débuts n'ont pas été faciles: il a dû essuyer les sourires narquois de beaucoup dans son entourage professionnel, mais aujourd'hui le bio est entré dans les moeurs et mieux compris.


Non ce champ n'est pas abandonné

La reconversion s''est faite sur quatre ans, sans aucune aide spécifique. Bien sûr, il a dû accepter de voir ses productions baisser, car en bio les engrais azotés (les coups de fouet au démarrage) sont interdits. Idem pour les traitements contre les ravageurs ou maladies. Il favorise les auxiliaires dans des ruches ou abris placés dans le verger. Il laisse les herbes hautes envahir les vergers pendant l'hiver (des refuges pour les petites bêtes utiles) et c'est ainsi qu'il a vu débarquer un jour chez lui un visiteur qui voulait avoir des informations "sur ce verger abandonné".

L'éclaircissage se fait à la main, car le cahier des charges bio interdit d'éclaircir les fruits chimiquement, cela demande donc plus de main d'oeuvre.


Un bio sous contrôle

Bien sûr, sa production est contrôlée, plusieurs fois par an par Ecocert. Il croit en ce mode de production bio non polluant et qui favorise la qualité gustative des productions. Il doit parfois constater que la cohabitation avec des cultures non bio à la lisière de sa propriété n'est pas sans poser certains problèmes de pollution des eaux et cela le rend très soucieux...

 

Rédacteurs : Robin, Pierre, Mathieu