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Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

LYCEE DE L'HORTICULTURE ET DU PAYSAGE

Actualités

« JARDINONS AUTREMENT »

La classe des 1ère PH et CV a participé à une semaine Santé et Développement Durable sur le thème « Jardinons autrement » Ils ont abordé différents sujets tels que la gestion et l'économie de l'eau, l’impact des pesticides sur l'environnement et la santé de l'homme, rencontré M Lyphout et M Covès, visité la station de compostage d' Allassac, et réalisé une butte de permaculture.

PARLONS D'O

Pendant la semaine Santé et Développement Durable, M. ARMAGHANIAN nous a parlé gestion et économie d'eau.

Sur notre planète, il y a 3 % d'eau douce et 97 % d'eau de mer.

La répartition de l'eau douce est très inégale sur le globe : 70 % de la consommation mondiale d'eau douce est liée à l’activité agricole.

Le volume d'eau destiné à l'irrigation des cultures a presque quadruplé en France depuis 40 ans.

Pensez vous que l'on peut continuer comme ça ?

Sachant de plus, qu'aujourd'hui, dans certains pays, des habitants (1 à 2 milliards de personnes) n'ont pas accès à l'eau potable et boivent donc de l'eau impropre à la consommation : ce qui pose des problèmes sur leur santé.

Dans d'autres pays, l'accès à l'eau potable génère des conflits par exemple en Israël et la Palestine.


Que faire à notre échelle ?

Économiser l'eau qui sert à nos usages quotidiens :

  • récupérer l'eau de pluie pour arroser le jardin au lieu de l'arroser avec l'eau potable
  • arroser le matin ou le soir au lieu d'arroser en pleine journée
  • mettre en place des paillages (plastique ou organique)

Stop au gaspillage et en route pour les économies d'eau !

Polash et Anthony, 1ère PH

 

PLAT DU JOUR : STEAK SUR SON LIT DE PESTICIDES


Vous trouvez notre titre provocateur?! 

Mais saviez vous que…

  • Dans les cheveux des enfants vivant dans les régions viticoles on trouve 19 à 42 pesticides DANGEREUX et INTERDITS à l'utilisation.
  • Une étude, prouve que les enfants exposés aux pesticides ont moins de mémoire et des retards dans les apprentissages.
  • Et pour la population exposée, plus de possibilités d'avoir une maladie telle que PARKINSON et ALZHEIMER.

Les médias, nous alertent de façon régulière que les pesticides, ne tuent pas seulement les mauvaises herbes mais aussi les personnes habitants aux alentours des cultures traitées.

Kelly, Marie

 

L'histoire de M. Lyphout

 

A l'occasion de la semaine Santé et Développement Durable, nous avons eu l'occasion de rencontrer M. LYPHOUT. D'un abord très chaleureux et doux, il nous a fait part de ses savoirs faire.

M. LYPHOUT a débuté comme maraîcher, puis il est passé à la floriculture. Aujourd'hui il réalise des extraits de végétaux (PNPP : Préparations Naturelles Peu Préoccupantes). Il produit des purins de fougères, d'ortie, de consoude et de prêle, il fait aussi des pur jus de consoude et des extraits d'ails.

  • Le purin d’Ortie : stimule la croissance, se garde 1ans.
  • Le purin de Prêle : aide la plante à supporter le calcaire.
  • Le purin de Fougère : bon pour le système racinaire et aussi insectifuge.
  • Le purin de Consoude : Favorable à la floraison et à la fructification.
  • Les Pur Jus sont cicatrisants et sont des hormones de bouturage.
  • L'extrait d'ail : à utiliser comme désherbant

La nature lui fournit l'ortie, la fougère et la prêle. Il produit la consoude la sauge et un peu d'ail, en Dordogne, dans un environnement éloigné des industries pour éviter toute pollution.

 

Avec d'autres personnes, il a créé l'association ASPRO PNPP, pour une reconnaissance des alternatives aux pesticides. Cette association a 400 adhérents, dont 100 entreprises et 30 collectivités locales. Son objectif est de faire connaître les alternatives au pesticides et de diffuser des informations, notamment grâce à son site aspro-pnpp.org.

 

Les produits F'ortie'ch sont commercialisés dans les jardineries de la région et au-delà. Au lycée vous les trouverez à la jardinerie école Les Jardins de Murat.

Pauline, Camille 1ère TCV et 1ère PH

 

LA VIE EST BELLE !

 

Nous sommes en 1ère Production Horticole et dans le cadre de la semaine santé et développement durable, Monsieur Covès est venu nous parler de la biodiversité.

 

« La vie est belle, je suis Hervé Covès, 52 ans, cheveux blancs et barbe blanche ».

 

Hervé Coves a passé un BEPA en agriculture puis un BTS puis est allé en prépa ingénieur.

 

A ses débuts, en tant qu'ingénieur à la chambre d'agriculture, il développe l'agriculture industrielle et avoue avoir appris l'index phytosanitaire par cœur, comme cela se faisait à l'époque ! Mais un jour, la crise de la vache folle, ébranle ses convictions sur les pesticides et l'agriculture industrielle. Hervé Coves se remet en question personnellement, rencontre un ami qui lui permet de faire des essais de culture avec moins d’engrais, moins de pesticides et plus du tout de pétrole !

 

La grande question est peut-on produire sans tout ça ? Un challenge qui n'est pas simple car pour 1 calorie d'alimentation humaine, produite par l'agriculture industrielle il faut 10 calories de pétrole.

 

Monsieur Covès se lance donc dans l'agroécologie.

 

Aujourd'hui il a une approche globale de l'exploitation agricole ou aucun élément n'est laissé de côté : que ce soit les auxiliaires ou les ennemis de culture, tout est pris en compte. Au lieu d'aborder ces derniers frontalement et de façon destructrice, Mr. Covès se sert d'eux. Par exemple, dans les prairies trop tassées par les vaches apparaît une adventice « le rumex ». Pour éviter ce tassement, il utilise le campagnol pour aérer le terrain alors qu'à la base celui-ci est vu comme un ennemi des cultures. On peut aussi organiser des zones refuges pour les auxiliaires : des haies, des buissons ou des bandes enherbées tous les 80 mètres. Très efficace pour le carabe qui est le prédateur de la limace.

 

Ces techniques complexes à mettre en œuvre doivent être envisagées sur une longue durée de plus de 10 ans. Il faut que ce système s'étende sur les exploitations environnantes.

 

Cette intervention nous a ouvert l'esprit sur des techniques et une approche de l'agriculture que nous ignorions jusqu’alors. Merci Monsieur Covès !

 

Romane et Marion 1ère CV et 1ère PH

 

 

Que peut-on faire de ses déchets verts ?

 

Dans le cadre de la semaine Santé et Développement Durable nous sommes allés visiter une entreprise spécialisée dans le compostage de déchets verts à Allassac : SARL Agri Compost Environnement. L'entreprise emploie 4 personnes salariées en plus des 3 associés.

Spécialisée dans le compostage de déchets verts, de boues d'épuration, de bois, de déchets alimentaires et industriels, l'entreprise produit aussi du bois énergie à base de déchets de bois (agglomérés, palettes, bois traités) récupérés dans les déchetteries, scieries…

Ils fabriquent 2 types de composts :

  • un compost normé NFU44-0-95 fabriqué à base de déchets verts et de déchets agroalimentaires destiné aux particuliers,
  • un compost normé NFU44-051 à base de déchets verts et de boues d'épuration réservé aux agriculteurs pour les grandes cultures.

La plate-forme de compostage est imperméabilisée et en pente pour récupérer les jus de compost dans une fosse. Les jus de compost seront épandus dans des parcelles agricoles selon un plan d’épandage déposé à la préfecture.

Nous allons vous expliquer les différentes étapes de fabrication du compost :

  • 1ère étape : broyage et mélange des déchets verts avec des déchets agroalimentaires,
  • 2ème étape : mise en tas pour la fermentation
  • 3ème étape : retournement pour l’aération
  • 4ème étape : maturation
  • 5ème étape : criblage

 Ces différentes opérations sont réalisées en quelques mois.

Le compost s'utilise à la plantation ou en apport aux pieds des plantes tout au long de l'année.

 Antoine, Constant, 1ère PH